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Conférence KAIZENE : « Croissance économique face aux enjeux infrastructurels en Afrique »

Dakar a abrité une rencontre de deux jours (les 14 et 15 décembre 2017) axée sur LES BTP ET LES INFRASTRUCTURES organisée par le Cabinet KAIZENE qui a réuni des acteurs du secteur de la finance et des opérateurs économiques. Le but est double : nouer des partenariats et favoriser les synergies sur la mobilisation des ressources financières destinées à favoriser le développement des secteurs des transports, de l’eau, de l’assainissement, de l’énergie et des Tic sur le contient.

En mars 2014, Arnaud Dornel, spécialiste principal du secteur financier de la Banque mondiale dans une présentation portant sur le « Financement de projets d’infrastructures en Afrique », estimait les besoins annuels d’infrastructures en Afrique à 93 milliards de dollars par an, soit 15 % du Produit intérieur brut du continent. En 2016, ce montant est loin d’être atteint, selon le rapport du Consortium pour les infrastructures en Afrique. Ce document indique que le montant total du financement du développement des infrastructures déclaré en Afrique s’élève à 62,5 milliards de dollars. Le gap est encore important ; il est estimé entre 30 et 40 milliards de dollars par an. Pourtant, le déficit en infrastructures est un obstacle à l’intégration régionale et impacte la compétitivité de l’Afrique.

Prenant la mesure des enjeux, le cabinet Kaizene a décidé de jouer sa participation en organisant, à Dakar, la quatrième conférence des BTP et des infrastructures modérée par M. Ibrahima Cheikh DIONG, PDG du cabinet Africa Consulting & Trading Afrique Group.

Lynda Aphing-Kouassi, directrice générale du cabinet Kaizene, estime que les investissements nationaux et institutionnels couplés à des financements collaboratifs peuvent apporter les capitaux nécessaires pour financer la construction des infrastructures en Afrique. « Le secteur des BTP et des infrastructures jouera un rôle stratégique dans la satisfaction des besoins liés à la croissance et à l’urbanisation rapide des villes africaines que s’il intègre un partenariat dynamique avec toutes les parties prenantes par cette équation aux enjeux sociaux pour le bien-être des populations », dit-elle. « Si l’on parvient à avoir des infrastructures de qualité, nous pouvons espérer une croissance sur la durée et le développement du continent. C’est important pour tous de pouvoir jouer un rôle et de ne pas attendre que les institutions étatiques fassent tout le travail », insiste Lynda Aphing-Kouassi.

Ouvrant les travaux, Mme Khoudia Mbaye, le ministre sénégalais de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat, souligne que le contexte est favorable avec le développement du « volontarisme en Afrique ». « Nous notons un foisonnement de plans nationaux qui ambitionnent de placer les pays africains sur le chemin de l’émergence et du développement », a déclaré Mme Mbaye. Elle souligne que cette dynamique est couplée avec une dynamique sous régionale et régionale, donnant l’exemple du Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida), conçu pour prendre le relai du Nepad en vue d’assurer le développement des infrastructures à l’échelle régionale et continentale dans les domaines de l’énergie, du transport, de l’eau et des télécommunications.

Mme Khoudia Mbaye s’est réjouie de l’initiative et du choix de Dakar d’abriter cette conférence. Elle avait à ses côté son collègue Abdou Ndéné Sall, ministre délégué auprès du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, chargé du développement du réseau ferroviaire. « L’un des objectifs du développement durable est de dessiner des villes assurant l’égalité des chances pour tous, donnant l’accès aux services de base, à l’énergie, aux logements et aux transports », a-t-il dit.